Seniors : prévenir au quotidien, impliquer l’entourage pour repérer tôt
Souvent, ce sont les proches – enfants, voisins, auxiliaires de vie – qui repèrent les premiers les troubles cardiaques chez un senior : un changement d’allure, « il a du mal à marcher comme avant », « elle s’essouffle pour aller chercher son courrier »...
- Bons réflexes à adopter :
- Observer la fréquence et la gravité des épisodes (essoufflement, palpitations…)
- Noter la date et le contexte (« après un effort, à jeun, la nuit … »)
- Vérifier si le senior prend ses traitements comme il faut
- En cas de doute, ne pas hésiter à demander conseil à l’infirmière ou au médecin : le carnet médical du senior doit être facilement accessible.
- Mettre à jour la fiche d’alerte médicale (allergies, traitements), surtout si on vit seul ou en résidence.
- En résidences seniors ou en EHPAD, signaler rapidement tout signe inhabituel au personnel.
Annie, 84 ans : l’importance du regard extérieur
Un exemple vécu : Annie, 84 ans, retraitée habitant à La Madeleine, commence à moins sortir, se plaint peu mais « traîne » plus que d’habitude. Sa voisine, habituée à la voir au marché, la trouve essoufflée après quelques pas : elle alerte la famille, qui consulte. Diagnostic : début d’insuffisance cardiaque, découverte à temps, permettant un traitement précoce et un maintien de l’autonomie.
Ce sont ces petites alertes, souvent identifiées par l’entourage, qui permettent d’intervenir avant une complication grave.